L’allégorie de l’omelette

Pas besoin d’être un grand chef pour savoir qu’on ne fait pas d’omelette sans casser des œufs ! Transposons le concept à celui de la conciliation travail-famille…

Considérons que nous avons deux possibilités dans les décisions que nous sommes amenés à prendre à différents moments de la vie : tenter de conserver ses habitudes afin de demeurer dans sa zone de confort ou plonger, parfois vers l’inconnu total, afin de vivre de nouvelles expériences. Bien évidemment, tout n’est pas source de changement puisque la routine a ses bienfaits et qu’elle est nécessaire au maintient d’un équilibre de vie sain. De plus, entre ces deux extrêmes se situent une graduation des décisions que nous pourrions qualifier de «plus ou moins risquées ».

Ainsi prend forme l’allégorie de l’omelette. À bien y penser, notre vie est si bien définie par notre manière d’entrevoir l’omelette ! Êtes-vous du type craintif et conservateur ou plutôt un fervent de l’action et du changement ? Cela dépend de la situation, me direz-vous ! Entièrement d’accord !

Après mûre réflexion, je me connais suffisamment maintenant pour savoir que j’aime casser des œufs au risque et péril du résultat de l’omelette. Et, bien que je connaisse la recette de base et mes goûts en ce met, l’évolution du plat est changeant selon mon humeur et les ingrédients qui se trouvent sous ma main. En d’autres mots, j’aime une certaine routine mais le changement me plait tout autant.

La base de la conciliation travail-famille réussie se trouve assurément dans cette conscience que l’on a de notre capacité de s’adapter aux changements versus notre besoin de stabilité. Suivre sa recette préférée à ce niveau permet de vivre pleinement toutes les situations qui surviennent, tout en étant conscient que l’on ne peut pas toujours avoir le contrôle sur celles-ci. Bref, il n’est pas possible de savoir que l’œuf que nous nous apprêtons à casser contient deux jaunes mais qu’elle belle surprise ce sera de le découvrir !